Bill Evans et son mystérieux chauffeur…

Note : Cet article est traduit et adapté d’un article de Joaquín Sánchez Mariño paru en espagnol dans la Naciòn le 1er avril 2018.

Sur la route de San Nicolás de los Arroyos

Bill Evans est assis sur le siège avant d’une Ford Taunus qui se dirige vers San Nicolás de los Arroyos, petite ville située à 230 km de Buenos Aires au bord du fleuve Paraná, sur la route n° 9 en provenance de Buenos Aires.

C’est ainsi que débute l’histoire racontée par Joaquín Sánchez Mariño, journaliste à la Naciòn, quotidien argentin, dans son article paru le 1er avril 2018. Voici le récit qu’il a publié…

Il est trois ou quatre heures d’une après-midi du printemps 1979 – le printemps commence le 20 septembre dans l’hémisphère sud – et il y a cinq personnes à bord. A l’arrière, Joe LaBarbera, Marc Johnson, les musiciens de son trio et Helen Keane. Bill, barbe naissante, lunettes de soleil de rockstar et col de chemise largement ouvert, est installé à l’avant à côté du chauffeur.

Mais qui est ce chauffeur, impossible de savoir qui est cette personne qui conduit l’un des plus grands pianistes de jazz de l’histoire du jazz vers cette petite ville. Ętait-ce l’homme qui avait engagé le pianiste pour jouer en Argentine et inclus dans la tournée le concert de San Nicolás auquel il le conduit ? Etait-ce quelqu’un d’autre ?

Bill Evans avait déjà tout connu dans sa carrière. Il a participé à l’enregistrement de l’album mythique Kind of Blue de Miles Davis où il a été choisi parmi tous les pianistes de talent de l’époque et avait été le seul blanc de l’équipe (ce qui lui valut le mépris de certains et l’admiration des autres).

Il a enregistré avec Tony Bennett, joué avec Chet Baker, fait le tour du monde et enregistré le formidable album Live au Village Vanguard, avec son trio de rêve, Scott LaFaro et Paul Motian.

Enfin, il venait de sortir New Conversations, un album en solo qui complétait une trilogie composée de Conversations with Myself (1963) et Further Conversations with Myself (1967).

Il ne s’en doutait sûrement pas, mais en parcourant cette route des environs de Buenos Aires, il vivait ce qui serait sa dernière année. Il n’a que 50 ans et une dépendance à l’héroïne qui finira par le faire tomber le 15 septembre 1980. Mais, c’est une autre histoire…

Le restaurant où le pianiste a déjeuné

Pour le moment, le pianiste voyage avec ses musiciens et son manager dans un break Ford Taunus. Un peu avant de prendre la route, ce midi-là, il a déjeuné d’un steak au Palacio de la Papa Frita – un restaurant dont il est devenu fan en moins d’une semaine.
Nous sommes le mardi 25 septembre 1979 et Bill Evans, pilier du raffiné Village Vanguard, adulé sur les plus grandes scènes du monde, il donnera, devant une salle presque vide, un concert aussi mythique qu’improbable dont presque personne ne se souvient.

Un spectacle qui avait comme attraction principale la présentation de la Reine du Printemps et de ses princesses récemment élues.

Peu de monde connaissait le musicien et ce fut un échec commercial absolu.

Ce sera la dernière visite d’Evans en Argentine. Ensuite, il enregistrera un concert à Paris puis visitera l’Espagne. Il lui restait peu de temps à vivre.

Presque 40 ans plus tard, l’équipe de journalistes de La Naciòn, prendra la même route pour tenter de retrouver les traces de ce concert et des acteurs locaux en rassemblant les morceaux de cet improbable puzzle et d’identifier le chauffeur de cette épopée.

Une tournée compliquée

Une annonce discrète du concert dans le journal local « El Norte »

Selon un article du journal La Opinión du lundi 24 septembre 1979, signé par Sibila Camps, le pianiste a fait un premier concert le mercredi 19 septembre de la même année au Teatro Ópera, puis a joué à Rosario (lundi 24), à San Nicolás (mardi 25), et le jeudi 27 au Théâtre Municipal General San Martín de Buenos Aires (voir article sur les concerts à Buenos Aires ici).

Un article de 2013 du journal El Norte de San Nicolás fournit quelques informations. L’anecdote y est racontée en marge d’un reportage.

Un fragment d’un autre article paru dans ce même journal à la date de l’événement y est cité: « L’éblouissant et unique pianiste classique Bill Evans se produira ce soir dans notre plus grande salle ».

L’auteur de l’article – qui n’était pas signé et qu’il a fallu retrouver – était Rubén Sisterna, secrétaire de rédaction du journal. Il a permis d’identifier un des acteurs importants de cette soirée : Hugo Bear Giménez, pianiste reconnu vivant à San Nicolás.

En 2018, il a 72 ans et vit avec son épouse Graciela, face au collège où ils se sont connus. Dans leur living, un piano, plusieurs toiles peintes par Madame, une table basse, des fauteuils, une cheminée, des portraits de famille et une horloge antique.

Hugo Giménez, le musicien de San Nicolás

Très fier du disque offert et dédicacé par Evans lui-même, New Conversations, il se souvient :

C’était incroyable ! Je me souviens de tout ou presque : j’avais 32 ans à l’époque, Negro Quevedo, qui travaillait au théâtre, était venu me chercher pour me présenter Bill Evans. Je me souviens que la première chose que j’ai remarquée, c’est que ses mains étaient tout gonflées et, curieusement pour un grand pianiste, elles étaient toutes petites.

Non seulement je l’ai salué, mais je me suis également assis au piano et lui a joué un extrait de Laura, un morceau de jazz classique. Il n’a rien dit, mais il a hoché la tête. C’était un peu comme une approbation, ce qui signifiait beaucoup pour moi.

J »avais vraiment du mal à croire que Bill Evans était dans ma ville, à San Nicolás et que je jouais devant lui. Cela me semblait complètement surréaliste !

En 1979, Evans traversait une mauvaise passe. Peu de temps avant, son frère Harry avait été diagnostiqué schizophrène. Ils avaient une relation intense, une admiration mutuelle et un amour profond. A partir de ce moment, Harry ne pouvait plus être son superviseur musical, rôle qu’il avait tenu pendant une grande partie de sa carrière. Le 20 avril 1979, en sortant de la clinique où il était interné, il était allé acheter une arme et s’était tiré une balle dans la tête.

C’était le deuxième suicide auquel Bill était confronté : quelques années plus tôt, sa compagne Ellaine, s’était jetée sous un train après qu’il l’ait quitté pour Nenette Zazzara qui devint alors son épouse et la mère de son fils unique Evan Evans.

Le mariage de Bill avec Nenette avait duré jusqu’en 78 lorsqu’elle s’aperçut que Bill était retombé dans son addiction à l’héroïne.

Un an après cette tournée en Argentine, il mourut en compagnie de sa nouvelle compagne, Laurie Verchomin, et de Joe LaBarbera qui l’avait transporté d’urgence au Mount Sinai Hospital de New York.

Le concert de San Nicolás

Claudio Parisi, spécialiste du jazz, auteur d’un livre sur les visites en Argentine des plus grands musiciens, s’est penché sur le cas Evans. C’est ainsi qu’il a découvert que le concert d’Evans à San Nicolás aurait été organisé par le producteur Alejandro Szterenfeld, directeur des Concerts Gama. Cependant, pour Giménez, le responsable de cette visite était Ronnie Scally (d’une certaine manière, ils avaient tous les deux raison).

La lecture conseillée par Parisi d’un article intitulé « San Evans » (Saint Evans), de l’écrivain Rosario Marcelo Scalona a permis de mieux situer le contexte de cette histoire. Scalona évoque la visite du pianiste et mentionne trois personnes qui l’ont accueilli : Hugo Giménez à San Nicolás, Horacio Vargas et Armando Vites à Rosario.

Il rapporte également une anecdote : Evans est arrivé au théâtre municipal Rafael Aguiar de San Nicolás et a trouvé un Chickering, un type de piano très particulier avec lequel il avait fait ses premiers pas et qu’il a fait dépoussiérer pour en jouer un peu. Mais que faisait-il là ? Pourquoi un Chickering à San Nicolás ? Et le plus étrange : pourquoi personne n’e s’est intéressé à cette « visite »rencontre » ? Pourquoi n’était-il pas (et n’est-il toujours pas) plus visible ?

Le vieux piano Erard sur lequel Bill Evans a joué et qui est conservé dans le Théatre Municipal

La véritable histoire est plutôt qu’Evans est venu au théâtre et a vu le Chickering. Il voulait jouer dessus mais celui n’était pas en état et il a du se contenter d’un Erard, un piano français totalement désaccordé. Le producteur, l’homme qui l’avait conduit de Buenos Aires jusque-là (était-ce Scally ?), a dû faire venir d’urgence un accordeur de Rosario en lui payant même un taxi.

Ce piano est toujours là. Protégé par une couverture, ses pieds remplacés par de nouveaux sur roulettes, il trône dans un coin sombre et n’est plus utilisé. Idem pour le Chickering : il dort sous une échelle dans une salle secondaire du théâtre.

Evans s’était préparé dans la loge Ernesto de Spírito, du nom du concierge historique du théâtre Rafael Aguiar. Là, il s’est probablement injecté de la cortisone pour soulager ses douleurs aux mains avant de monter sur scène. Ce ne ne fut pas, pour lui, une soirée inoubliable.

Hugo Giménez raconte :

« Les gens ne savaient pas qui il était. Ils m’ont dit de monter et de jouer à sa place. J’étais pétrifié de honte, je ne pouvais pas croire que les gens méprisaient Bill Evans comme ça. Il était considéré comme un Dieu, et personne ici ne le connaissait »

Il était heureux de pouvoir s’en souvenir. Pianiste de très bon niveau, admirateur de Bill Evans depuis toujours, il a consacré sa vie à sillonner le pays avec son piano. Selon lui, le théâtre était à moitié plein, mais le public n’y était pas allé pour voir le trio : c’était la Reine et les princesses du Printemps, que la ville présentait ce soir-là qui avait attiré le public. Certaines chroniques disent qu’il n’y avait qu’une vingtaine de personnes, d’autres parlent de 200 dans un théâtre d’une capacité de 700. Le nombre, cependant, est probablement moindre : presque personne à San Nicolás ne se souvient y avoir été. Pas même la reine et ses princesses.

La reine du Printemps et ses princesses

La façade du Théatre Municipal de San Nicolás

C’est ici que se situe la suite de cette histoire.

La Reine du Printemps s’appelait Sandra Pacini, elle reçut sa couronne des mains de Lucía Campera mais c’était un simple ruban pas vraiment une couronne, à ce que nous avons pu voir sur la photo transmise par Sandra. Sur cette photo, elle apparait souriante, un carton portant le numéro 11 à la main. Aujourd’hui Sandra Pacini vit à Rosario et vient rarement à San Nicolás.

Joaquín Sánchez Mariño rapporte les propos échangés lors d’un appel téléphonique avec Sandra Pacini :

– Bonjour, je parle bien à Sandra Pacini ?

– Oui.

– Vous avez bien été Reine du Printemps en 1979 ?

– Oui, qui est à l’appareil ?

– J’écris un article sur la présence d’un des plus grands pianistes du XXème siècle à San Nicolás en 1979 et lors d’un spectacle au théâtre municipal, il se serait présenté à la reine du printemps et ses princesses. C’est-à-dire, vous, Sandra, et vos camarades. Vous vous en souvenez ?

– Nous n’avons été invitées à aucun spectacle où se serait produit un pianiste.

– Vous ne vous en souvenez pas ?

– Non, nous n’avons jamais été invitées à aucun spectacle, je m’en souviendrais…

La discussion continue et Joaquín Sánchez Mariño finit par lui demander s’il pouvait venir la photographier à Rosario. Elle refusa mais proposa, en échange, de lui faire parvenir une photo d’elle en tenue de Reine du Printemps. Ce qu’elle fit le jour-même.

Elle est sûre qu’elle n’était pas là, mais la reconstitution des événements de cette journée montre qu’une de ses premières apparitions en tant que reine était aux côtés d’un musicien très connu dont elle ne se souvient pas.

Malicieux, le journaliste ajoute : « Les reines, bien sûr, ne regardent pas en bas. Et Evans, d’un autre côté, était plus un roi de l’hiver que du printemps. »

Et il poursuivit ses investigations : Si Sandra pense qu’elle n’y était pas, peut-être qu’une de ses princesses s’en souvient. Après avoir appelé toutes les personnes du nom de Conesa de San Nicolás, nom figurant dans les documents d’époque avant de contacter Gabriela Conesa, princesse cette année-là.

Il raconte à nouveau son histoire, mais avec moins de détails, plus de mystère, espérant susciter de la curiosité :

– Je vous appelle pour quelque chose qui s’est passé il y a quarante ans ». En provoquant de la curiosité, il espérait susciter l’envie de contribuer.

– Il y a quarante ans, d’après la presse locale de l’époque, le musicien de jazz Bill Evans a donné un concert le soir de la présentation de la Reine du printemps et des princesses,. Vous rappelez-vous avoir participé à une telle soirée au Théatre Municipal Rafael Aguiar ?

– Je me souviens que notre participation à un événement festif faisait partie des conditions contractuelles de notre élection mais je ne me souviens pas de quel événement il s’agissait.

– Vous n’avez aucun souvenir de votre rencontre avec un grand musicien ?

– Non, mais c’était il y a quarante ans. Je me souviens seulement que nous avions un engagement, mais je ne me souviens pas lequel.

– Après cette conversation, le journaliste repose la même question : accepterait-elle qu’il vienne à la photographier. Elle refusa. Il lui demanda le nom de l’autre princesse, elle refusa également.

D’après ce que lui avait dit Sandra, elles étaient resté en contact par l’intermédiaire d’une messagerie instantanée, probablement WhatsApp, et s’étaient passé le mot. Peut-être même s’étaient-elles échangé une photo de Bill Evans pour voir si l’une d’entre elles se souvenait d’une rencontre.

L’enregistrement des concerts

Carlos Melero, disparu en 2021 avait 84 ans en 2018. Il possédait une collection d’enregistrements digne d’un musée du jazz. Pendant des années, il a été l’ingénieur du son lors de centaines de spectacles musicaux donnés à Buenos Aires. Et dans ce cadre, il a enregistré nombre de ces concerts.

Il a rencontré Bill Evans en 1973, lorsqu’il a joué pour la première fois dans le pays. En effet, Alejandro Szterenfeld l’avait programmé et fait venir au Gran Rex. C’était un concert exceptionnel, un dimanche à 10 heures du matin. Melero s’en souvient car il travaillait au théâtre depuis 7 ans. Il faisait froid et le théâtre était loin d’être plein, mais selon lui c’était un super concert.

Pendant qu’il parle, une photo trône sur le mur, derrière lui. Elle date de 1979 : on y voit Helen Keane, Bill Evans et Carlos Melero, tous riant comme de bons copains.

L’anecdote serait passée inaperçu si, grâce à Carlos Melero, les enregistrements des deux concerts de Buenos Aires n’avaient pas été publiés. Au Gran Rex et au San Martín, Melero a enregistré les spectacles :

Je l’ai fait avec deux lignes stéréo, une technique plutôt amateur, mais c’était pour moi, pas à vendre ».

Des années plus tard, bien après la mort de Bill Evans, un ami l’a approché et lui a dit qu’il avait la possibilité de les publier avec un label américain. Mais c’est une autre histoire que vous retrouverez ici.

En cherchant à comprendre ce qui a amené Evans à San Nicolás, Joaquín Sánchez Mariño a obtenu de Claudio Parisi le numéro de téléphone d’Hilda Vareta, le bras droit d’Alejandro Szterenfeld chez Conciertos Gama. Elle raconte :

C’est M. Alejandro l’a amené mais ce n’était pas en 1979 mais en 1973. Je m’en souviens bien. parce que j’étais tout le temps avec lui. Un garçon adorable !

Mais non, Szterenfeld ne l’a amené qu’une seule fois, en 73. Il aurait voulu le faire venir avant mais les addictions voulait l’amener avant mais comme le type était bien connu pour ses addictions, ça ne l’avait pas encouragé jusque là. En 1973, il s’était vu refuser un visa de travail, et il a dû entrer dans le pays avec un visa touristique.

Une fois sur place, Hilda elle-même l’a accompagné au bureau de l’immigration pour obtenir le document qui lui permettrait de jouer.

Comme ils connaissaient sa notoriété, ils ont cherché un long moment ce qui pouvait l’empêcher de travailler ici. Mais le gars n’avait rien, alors ils ont finalement approuvé son permis.

Mais c’était bien en 1973, en 1973 !

Ce serait donc Ronnie Scally, mentionné par Hugo Giménez qui l’aurait fait venir ? « C’est possible, peut-être… » répond Hilda avant de clore poliment la communication.

Reynaldo Scally (Ronnie) était un producteur important qui a monté des spectacles de qualité. Il est décédé en 2014, mais c’est sa fille Verónica Scally, retrouvée sur Facebook, a fourni les pièces manquantes du puzzle. En 1979, elle avait 13 ans, ne se souvient pas des détails, mais se souvient que c’est son père qui avait contacté Bill Evans et avait organisé son voyage.

C’est elle qui a permis la rencontre avec Jorge Giovaneli, l’associé de Ronnie à l’époque. Contacté, il s’étonne et s’amuse de cet intérêt pour ce concert à San Nicolás. Mais il accepte un rendez-vous et la rencontre a lieu dans un café. Il est à la fois excité et abasourdi par les ressources déployées pour ce qui lui semble être une toute petite anecdote. Il se souvient :

C’était bien Ronnie qui l’avait fait venir à San Nicolás et la véritable histoire est que Ronnie le connaissait bien en tant que musicien et aurait bien aimé l’accompagner. Mais, à l’époque, il était marié à la grande chanteuse Amelita Baltar qui se produisait pour l’anniversaire du célèbre journaliste Bernardo Neustadt et il se devait de l’accompagner. Je n’avais pas d’autre choix que de conduire toute l’équipe à San Nicolás.

Ils l’avaient engagé pour quatre spectacles et Warner, le label d’Evans à l’époque, les avait encouragé sachant qu’il y avait une grande communauté américaine à San Nicolás liée à une compagnie pétrolière présente sur place. Sans savoir si c’était vrai, ils ont fixé la date et convenu d’un cachet de 9 000 $.

Ce fut un échec commercial, ils ne se doutaient pas que le théâtre serait loin d’être plein. À Buenos Aires, ce n’était pas plein non plus, d’ailleurs. Économiquement, c’était une mauvaise idée, mais il y avait plein de bonnes raisons de l’organiser.

La Ford Taunus était sa voiture personnelle. En réalité, il avoue ne pas se souvenir s’il s’agissait d’une Taunus ou d’une Sierra. Il a eu les deux en même temps mais, en 1979, la Sierra n’était pas encore arrivée sur le marché. Il ne se souvient pas du concert à Rosario, mais il est probable que quelqu’un de sa compagnie l’avait accompagné et ne se rappelle plus qui.

En revanche, il se souvient très bien du trio de Bill Evans. C’est la meilleure conclusion de cette histoire, le bon côté d’un échec retentissant.

D’après Joaquín Sánchez Mariño (article paru dans le quotidien argentin LA NACION le 1er avril 2018).

(*) : dans l’hémisphère sud, le printemps commence le 20 septembre !

Petit bonus : un extrait de l’enregistrement du concert du 27 septembre 1979 réalisé par Carlos Melero.