Pourquoi le jazz ? Pourquoi un Blog ?

Quand j’ai débuté le piano, enfant, l’idéal était pour moi de jouer des choses simples et surtout avec le moins possible de petits symboles à gauche de la portée. L’idéal était, en réalité, d’éviter les touches noires, pas toujours faciles à atteindre avec les petits doigts d’un enfant de 6 ans.

Bien plus tard, quand j’ai découvert le jazz et les autres instruments, notamment les instruments transpositeurs comme les saxophones, trompettes et autres clarinettes, il a bien fallu les accompagner et la plupart des partitions étaient écrites en Mi bémol mineur ou en Si bémol (et je ne parle même pas des chanteuses qui veulent chanter en Ré bémol). Ça commençait mal !

Et puis, on finit par s’y faire, les doigts ont grandi, les touches noires sont plus proches.

C’est cette obsession des touches noires qui a valu son nom à ce blog !

Et puis d’autres instruments m’ont aussi familiarisé avec de nouvelles sonorités, de nouvelles couleurs, de nouvelles tonalités… la guitare, le violoncelle, la contrebasse…

Tentatives dans le rock, le blues, la variété à la fin des années 60, tout y est passé… la guitare, une vieille Eko rouge, la basse, une magnifique Gibson SG rouge également et même quelques vocalises aux côtés de Jacky B., le chanteur du groupe dont l’haleine fleurait bon la kro et la gauloise… Souvenirs mitigés mais on oublie facilement certaines odeurs…

Et puis, un peu plus tard, la découverte du jazz puis l’approfondissement de mes connaissances dans cette musique libre m’ont permis de me libérer des approximations des musiques post-adolescentes et des contraintes que m’avait imposé l’étude précoce de la musique et du solfège.

Et surprise, même 50 ans plus tard, le solfège, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas !

Oui, on peut s’amuser, rêver, faire de belles rencontres, passer de super moments en jouant du jazz ! Oublions le travail de fond fait à la maison, les gammes, les exercices de vélocité, tout ça passe au second plan quand « on se retrouve entre amis pour faire une jam » (ceci est une citation).

Donc, au fil des rencontres, du temps enfin libre après 40 ans d’une vie professionnelle trépidante, m’est venu l’idée de parler de la musique que j’aime (ceci n’est pas une citation !), des gens que je croise au gré des concerts et des disques que j’écoute.

Parmi ces rencontres, celui qui est devenu un ami, l’immense et très inspiré Bernard, puis Patrice et les autres du groupe QIJ où nous massacrons des standards qui en avaient assez d’être éternels…

Puis ce fut, Jazz-Session, cette fantastique association qui, depuis 1995, organise des concerts de jazz hebdomadaire dans la désormais mythique salle de La Mezzanine à Pierrelaye.

Et enfin, Louis Nicoletto qui m’a mis le pied à l’étrier et m’a forcé à écrire quelques chroniques pour idFM Jazz, l’émission hebdomadaire consacrée au jazz qu’il anime sur la radio locale idFM98 à Enghien-Les-Bains.

L’émission s’est maintenant arrêtée mais je continue à écrire de temps en temps une chronique basée sur une anecdote ou sur un évènement lié à l’histoire du Jazz.

Bien sûr, je n’oublie pas mes amis de l’association Mirez-Là avec qui je partage de merveilleux moments à faire vivre un orchestre classique à Pontoise et dans lequel je fais grincer mon violoncelle et mes articulations avant qu’elles ne me lâchent m’entrainant inexorablement vers la pratique de la contrebasse.

Je n’oublie pas, non plus mes professeurs du CEMAP où j’approfondis mes piètres capacités au piano, Laurent, en particulier, mes professeurs de violoncelle Emma et Sophie et celui qui depuis quelques mois maintenant m’inculque les rudiments de la contrebasse classique, Leonardo Teruggi.

Et Hervé, Xavier, Lucette, Philippe, Béatrice, Roger, Christian, Jean-Marc, Eric, Valérie, Haruko, …

En résumé, la première chose que je ferai sur ce blog, sera de retranscrire les chroniques que j’ai eu la chance et le plaisir d’enregistrer en bafouillant sur idFM98 avant d’en écrire de nouvelles.